Incoachable!

Incoachable n’est pas le titre du prochain film réunissant Omar Sy et François Cluzet, c’est le cri du coeur de Denise, l’une des coaches que j’accueille en supervision. Voici d’ailleurs ce qu’elle me disait l’autre jour: 

-«Ce client me semble incoachable, il se défile tout le temps. Pourtant il est très sympa et même s’il me dit vouloir changer, pas moyen de le coacher. Tu veux bien m’aider à travailler sur moi car il doit forcément y avoir un truc ? »

Cela m’a fait penser aux propos tenus par Marie-Claire lors de l’une de ses premières supervisions de jeune coach: « J’ai l’impression qu’elle le fait exprès pour me coincer. Elle m’amène des problèmes insolubles…»

-« O.K., Denise, veux-tu bien m’expliquer ce qui amène ton client à te consulter? » Lire la suite

Faisons preuve d’ouverture!

Samedi dernier, j’avais réservé une table au restaurant pour célébrer l’anniversaire de Belinda.

La veille du jour J, comme tous les Belges, je découvre que le Conseil National de Sécurité a décidé, notamment, la fermeture des restaurants à partir de samedi. Au même moment, je reçois un sms du restaurant : « Nous sommes fermés ce samedi suite aux décisions du gouvernement. »

J’ai finalement organisé, à l’appartement, un repas aux chandelles face à la mer. Un moment très sympa, autour de quelques provisions de qualité, partiellement préparées par d’autres.

Quelques jours se sont écoulés depuis et je revois la façon dont j’ai vécu les choses. Dans un premier temps: beaucoup d’incrédulité, d’incompréhension, d’enfant rebelle, du déni évident, une déclaration personnelle de conscience…  Lire la suite

Bouh!

Il fait déjà nuit lorsque nous sortons de ce petit cinéma de Coxyde, station balnéaire peu fréquentée en cette saison.

Après avoir suivi un étroit couloir aussi long que tortueux, nous débouchons sur un parking  sombre où le vent et la pluie tiennent compagnie à notre voiture.

Je frissonne.

La suite n’est guère plus agréable. Toute la ville semble baigner dans une curieuse atmosphère d’insécurité, de noirceur et de méfiance. Cette sensation est encore amplifiée par la faune étrange qui hante les abords du magasin de nuit où nous nous arrêtons pour ravitaillement.

Mais d’où cette appréhension – pour ne pas dire cette peur – me vient-elle ? Lire la suite

Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas

Cette pensée de Lao-Tseu prend tout son sens alors que je suis aux premières loges pour observer l’éclosion professionnelle de Stefani.

Après avoir terminé, en septembre dernier, ses études en finance, elle vient en effet de trouver du travail dans une grande banque franco-belge.

Et comme beaucoup de ses pairs, Stefani commence par du provisoire, de l’intermittent, de la durée déterminée: un contrat de six mois qui m’apparaît comme une opportunité des plus encourageantes.

Stefani est la fille de Bélie et c’est donc en tant que beau-père que j’ai assisté à de longs mois d’attente, d’envie, d’espoir, de rejet, de frustration et d’interrogation, voire de perte d’estime de soi avant qu’elle trouve du travail. Lire la suite

L’hiver a assez duré. Faut le clore!

Le carnaval tel que nous le connaissons aujourd’hui puise ses racines dans des temps très anciens. Il est en effet l’héritier de traditions notamment latines (Bacchanales, Lupercales, Saturnales,…), égyptiennes (fêtes d’Isis) ou encore grecques (cérémonies en l’honneur de Dionysos).

Toutes ces traditions célébraient le réveil de la nature à la fin de l’hiver. Pendant quelques jours, l’ordre social était inversé: les esclaves devenaient maîtres et les maîtres prenaient la place des esclaves en allant jusqu’à les servir à table.

De même, notre carnaval est la négation du quotidien et encourage ses adeptes à s’affranchir temporairement des règles.

Je vous retrouve avec plaisir la semaine prochaine pour reprendre le cours normal de ce blog;-)

La prospective en perspective

Comment inventer le futur ?

Inspirée de la théorie du changement de Frédérick Hudson, cette question, je me la pose épisodiquement. C’était encore le cas au moment de faire le bilan de 2019 et de définir mes rêves pour l’année 2020 et les suivantes. 

Dans mon questionnement, je m’inspire aussi de Peter Drucker pour qui la meilleure manière de connaître le futur est de l’inventer. C’est précisément ce qui me motive à sortir de ma zone de confort en assistant régulièrement à des conférences, des débats et des présentations sur des thèmes variés et parfois en contradiction avec mes valeurs et mes convictions. Ce que j’y cherche? La stimulation, la création de liens, l’émergence d’idées nouvelles, l’apparition d’un sourire intérieur et, parfois, de l’apaisement. Lire la suite

Quoi de neuf, docteur?

Dans ma pratique quotidienne, je suis toujours un peu étonné de constater à quel point nos coachés considèrent leur coach comme celui qui, sachant tout, va tout résoudre. 

Dernièrement encore, après m’avoir exposé sa situation, Alain concluait par un « c’est grave, coach? » qui sonnait un peu comme un « c’est grave docteur? ». Quant à Bernadette, elle témoignait l’autre jour en supervision de ce qu’elle avait été choisie comme intervenante dans une des associations de sa région sur base d’un troublant: «tu es celle qui va nous sortir de là ».

Si ces témoignages de confiance sont sans doute nourrissants pour l’ego, ne nous y trompons pas, ils constituent surtout de redoutables pièges dont il nous faut nous défier. Quel piège en effet de nous laisser aveugler par l’idée de notre toute puissance. Quel leurre de penser que le diagnostic qui est attendu serait infaillible et que l’action que nous mettrions en place avec les équipes serait précisément de nature à résoudre les problèmes éclairés par les enjeux divers de la situation. Lire la suite

Un pont entre deux rêves…

Depuis la publication en 1900 du « Die Traumdeutung » (« l’Interprétation du Rêve ») de Freud et la parution en 1908 d’un article de Jung intitulé « L’Analyse des Rêves », on connaît mieux le rôle du rêve dans notre processus de transformation intérieure.

Pour ma part, j’y suis attentif depuis longtemps je considère les rêves comme autant d’éléments qui peuvent m’apporter des signes sur ce que je suis occupé à traverser. 

Aujourd’hui, j’ai envie d’en partager deux avec vous…

Si quelques années les séparent, je les sens toutefois unis par un lien porteur de sens à mes yeux.

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Echanger et changer… de regard

La veille des funérailles de Annie, j’ai passé la nuit en France, chez Sylvain. La soirée était déjà bien avancée lorsque nous avons commencé à parler de la Belgique où je vis. Sylvain me faisait part de sa perception de l’un des particularismes qui rendent la Belgique à peu près incompréhensible pour ceux qui n’y vivent pas: la cohabitation compliquée et parfois houleuse de deux communautés très différentes, les Flamands au Nord et les Wallons au Sud.

Alors que les médias font leurs choux gras des frictions entre Wallons et Flamands, Belinda et moi entretenons des liens d’amitié avec plusieurs couples mixtes: wallon-flamands, libano-belges, belgo-turcs, etc. D’ailleurs, Belinda et moi formons nous-mêmes un couple mixte, puisqu’elle est Arménienne de Turquie et que je viens de Gaume, adorable région du Sud de la Belgique. Lire la suite

Bis repetita…

En préparant l’article consacré au concept des 9 niveaux de sens nous avions bien mesuré la difficulté et la nécessité de le distinguer d’un autre concept fondamental, celui des 9 vertèbres de la colonne vertébrale « de l’identité ».

A la lecture de l’article, Fabienne avait d’ailleurs réagi: « Bonjour philippe, Merci pour ton article, les 9 niveaux de sens dans la relation et pas seulement dans l’identité de la personne. Je l’avais jamais vraiment vu comme ça. Belle journée à toi. »

Merci pour ton commentaire, Fabienne. Je reconnais le plaisir que tu me fais en le transmettant. 

Nous avions beaucoup cherché à rendre le concept compréhensible et accessible. Il semble maintenant nécessaire de préciser les différences entre les deux modèles. Appuyons-nous pour cela sur un exemple concret. Lire la suite