Trois répliques, trois collègues, trois pistes…

– « Plus je veux intervenir sur les choses et plus elles s’effondrent devant moi. »

– « Laisse-les s’effondrer! »

– « Je ne peux pas! »

Ces trois répliques tirées du film « L’Homme qui Murmurait à l’Oreille des Chevaux » me sont revenues à l’esprit lors du dernier coaching de Clarence.

Laissez-moi vous planter le décor:

Clarence est dans une relation triangulaire avec l’une de ses collègues et sa directrice. Elle souhaite suivre une formation que sa directrice lui refuse sous prétexte que sa collègue y est déjà inscrite. De son côté, sa collègue accepte, mais pas assez clairement au goût de Clarence…

Et pourtant, cette formation, Clarence la désire intensément. Il lui semble même qu’elle perdrait son temps, son énergie et sa motivation si elle ne pouvait la suivre. 

Pour ouvrir l’espace de coaching, elle m’explique que cette formation constitue une belle opportunité pour elle et cela d’autant plus qu’elle est parfaite adéquation avec les exigences de son travail. C’est pourquoi tous les arguments que lui oppose sa directrice sont irrecevables pour elle.

Une tentative, deux tentatives, trois tentatives et c’est encore et toujours non. Clarence me dit son désespoir, sa colère non-exprimée, sa peur et sa tristesse. « Je dépends de la décision de ma collègue et c’est injuste pour elle! »

Pour l’accompagner, plusieurs pistes se présentent:

  • Entrer dans ses peurs: qui, quoi, quelles répercussions, quels risques, quels dangers ?
  • Percevoir et expliciter la tristesse: perdre quoi, comment, quelles répétitions avec d’autres situations vécues récemment ?
  • Évoquer la colère, cette énergie qui inquiète et qui manifeste de la force intérieure: colère face à quoi ou à qui, injustice pour qui?

C’est ici que la phrase du film prend sa place (« Plus je veux intervenir sur les choses et plus elles s’effondrent devant moi. »).

Elle soulève la question du paradoxe du manager: plus je veux quelque chose et plus je dois lâcher. Plus je m’y accroche, moins elle se réalise.

Redonner la place au non pour que le oui soit libre et entier. C’est effectivement un lâcher prise important.*

Dans le conseil : « Laisse-les s’effondrer », « Je ne peux pas » explicite là où le héros se trouve : dans un noeud qu’il lui faudra sans doute dépasser.

Quel beau métier que celui de coach…

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