Eric ou Viktor?

J’espère qu’Eric Berne et Viktor Frankl, les géniaux concepteurs de l’Analyse Transactionnelle (AT) pour le premier et de la Logothérapie pour le second, n’auraient pas pris ombrage de l’irrévérente familiarité du titre de cet article…

Reste la question que je vous (re)pose chère lectrice/cher lecteur: vous sentez-vous plus proche de la « doctrine » d’Eric Berne ou de celle de Viktor Frankl?

En ce qui me concerne, j’ai longtemps oscillé entre l’un et l’autre. Suivant les périodes, j’étais plutôt l’un ou l’autre, en fonction de ce qui m’animait alors. J’approfondissais l’analyse transactionnelle et je me sentais tellement proche de Berne. Je suivais quelques modules de Logothérapie et mon cœur se déplaçait vers Frankl. Un peu comme s’il m’était nécessaire de prendre parti.

J’ai alors compris le mouvement phénoménologique, un mouvement qui fait la part belle à la vie, même incarnée dans notre monde. Comme je l’ai exprimé dans un précédent article, ce mouvement peut être compris comme un chant unique qui manifeste la personne ou l’objet dans sa présence, sans jugement, ni à-priori, ni interprétation. Sans comparaison. Chacun sa chanson pour créer une nouvelle mélodie.

Pour illustrer mon propos, prenons l’exemple des besoins de l’être humain:

  • Berne décrit les êtres humains comme porteurs de trois besoins fondamentaux: la reconnaissance, la stimulation et la structure.
  • De son côté, Frankl décrit la personne comme mue par un besoin fondamental: celui de découvrir un sens à sa vie, d’accomplir le sens de sa vie.

Ces deux visions sont-elles contradictoires ? Elles me semblent décrire des besoins de niveaux logiques différents. Des chansons différentes qui sont autant d’hymnes à la tolérance, à l’unicité, à la complémentarité, à la croissance, à la coexistence, à l’enrichissement et à la jouissance.

Ma réponse est donc: Eric ET Viktor!

2 commentaires sur « Eric ou Viktor? »

  1. Bonjour
    J’ai été étonnée de ce billet, car, ce que je ressens dans ce que tu enseignes c’est bien un maillage des deux sans confusion, c’est à dire la distinction des deux approches et leurs liens. Et tout cela avec ta propre touche qui fait de l’enseignement quelque chose d’unique 🙂

    1. Merci Beatrice, de parler de ce dont je témoigne. C’est bien cela que je veux partager. Comme je lis une sorte d’hésitation dans ton mot, reste bien sur ta perception, elle me semble ajustée. Cordialement. Philippe

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