Chercher du sens et trouver sa v(o)ie…

Et vous chers lecteurs, avez-vous nourri votre besoin de sens au cours du mois écoulé?

Si je reconnais volontiers que la question est abrupte, j’ai tout de même envie de vous la poser tant elle me semble essentielle. Et je ne suis pas le seul à le penser puisque quelques auteurs – et non des moindres! –  en ont même fait le coeur de leur pensée. 

Avant de leur céder la plume, revenons à ma question car non, vous n’y couperez pas. Mais rassurez-vous, beau joueur – vous me connaissez! – je vais tout de suite vous mettre à l’aise en y répondant moi-même.

Ainsi, pour nourrir mon besoin de sens, j’ai dernièrement fait des trucs assez chouettes: j’ai résolu des problèmes, ce qui m’a soulagé; j’ai rencontré des gens agréables avec qui j’ai eu des discussions intimes (au sens Bernien de l’utilisation des trois Etats du Moi); j’ai participé activement et de manière engagée à plusieurs échanges enrichissants; j’ai accepté mon pied cassé ainsi que le plâtre, la chaise roulante et les diverses contraintes que ce que cela a généré; j’ai aussi été actif en transmettant mes connaissances et compétences dans les formations que j’anime et en accompagnant des gens et des équipes lors de mes coachings et supervisions. Lire la suite

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Tout n’est pas bon à dire…

Cinéma, théâtre, danse, opéra, musique, peinture et j’en oublie certainement sont autant d’accès à l’imaginaire. Le notre autant que celui des créatifs. Mais toutes ces formes d’art sont aussi des représentations symboliques des réalités d’aujourd’hui. À ce titre, elles nous stimulent et contribuent à nous faire réfléchir et parfois même agir.

Je viens d’assister à la projection du film consacré à Alexander Mc Queen qui fut créateur de mode pour des maisons aussi prestigieuse que Givenchy et Gucci. Au-delà du parcours forcément singulier de ce talentueux écorché vif, le film interroge sur le rôle de la sensibilité, de l’intuition et de l’audace. Trois qualités dont je pense qu’elles sont absolument essentielles aux coaches que nous sommes. D’ailleurs, en tant que coaches, ne sommes-nous pas, nous aussi, des artistes?

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Il ne reste parfois qu’à partir…

Rester ou partir ? 

Cette question, celles et ceux que j’accompagne en tant que coach se la posent parfois. Elle vient d’ailleurs d’être évoquée deux fois en à peine quelques heures. Coïncidence ou synchronicité ? Comme nous le disions récemment, il n’y a pas de hasard car l’existence n’est qu’une suite de rencontres…

Je suis dans une réunion de travail. Nous sommes deux consultants face aux trois personnes qui représentent l’un des départements de l’institution avec laquelle nous collaborons. Nous échangeons sur le développement des membres de ce département et nous nous interrogeons sur les choses à mettre en place pour le favoriser, le stimuler et le soutenir. Entre deux réflexions, je perçois de la fatigue – peut-être même du découragement – chez l’un des participants. Et je ressens aussi de la stimulation d’avoir un échange d’une telle authenticité entre nous fournisseurs et eux commanditaires. Le moment est rare, précieux, envoûtant. Lire la suite

Morne norme…

Cette semaine de Toussaint m’a replongé dans le passé. Il y a cinquante ans, dans la famille, les « fêtes » de Toussaint étaient l’occasion de rendre visite aux oncles et tantes avant d’aller nous recueillir sur les tombes des ancêtres. C’était normal: à l’époque, c’est comme cela que ça se passait et personne ne songeait à s’en offusquer. 

Les temps ont bien changés et les critères de normalité aussi…

Si tout ou presque a déjà été dit sur le thème de la normalité, j’ai tout de même envie de m’y arrêter le temps de cette chronique. Mais rassurez-vous, pas de discours convenu, juste l’envie de céder la parole à deux personnalités aussi originales qu’attachantes: l’auteur et comédien Cédric Chapuis et le philosophe Josef Schovanec.

Nous avons découvert le premier cette semaine au Théâtre Le Public qui mettait à l’affiche son spectacle: « Une Vie sur Mesure ».  Pierre Martin y interprète Adrien Lepage qui, loin d’être idiot ou attardé, est juste… différent. Lire la suite

La procrastination? Denise arrête demain!

« Sur quoi veux-tu travailler aujourd’hui, Denise ? »

« Je voudrais que tu m’aides à sortir de ma procrastination ! »

« Comment sais-tu que tu procrastines ? »

« J’ai beau savoir que je dois faire ceci ou remettre une offre pour cela, je ne le fais pas. »

« Et en quoi est-ce de la procrastination ? »

« C’en est puisque je remets souvent à demain ce qui devrait être traité aujourd’hui…»

« Veux-tu bien me donner un exemple et le développer? »

« Il y en a trop et je m’emballe! J’ai l’impression que c’est de tous les côtés que cela se bouscule dans ma tête. J’ai le sentiment de me trouver devant un noeud et peut-être même d’être le noeud. Je veux en sortir ! » Lire la suite

Courir après le temps au risque de le perdre…

Réunis entre pairs ce week-end, nous nous interrogeons sur l’énergie dans laquelle nous sommes alors que le souvenir des vacances passées commence déjà à s’estomper. Chacun y va de son commentaire:

« C’est loin et je suis déjà dans le rythme de l’année commencée… »; « Quelle belle période d’arrêt, j’ai farnienté, je me suis promené, j’ai regardé la nature et j’ai lu ! Ça m’a donné envie de prendre le temps de lire durant l’année ! »; « De belles vacances ressourçantes au niveau physique et le constat que j’étais encore fatigué émotionnellement ! Comment en sortir ? »; « J’ai besoin de repartir me reposer, mais quand le pourrai-je ? »; etc Lire la suite

Quand les Guides ouvrent la voie et les coeurs…

Chaque année, au mois d’octobre, la RTBF (Radio Télévision Belge Francophone) organise CAP48. Cette opération de grande ampleur récolte des fonds pour soutenir des associations et institutions actives dans l’aide à la personne porteuse de handicap. En Wallonie et à Bruxelles, la mobilisation est générale et il est bien rare de trouver un carrefour ou un centre commercial sans son régiment de bénévoles vendant les fameux Post-It au profit de l’opération.

Ce jour-là, toute la famille était réunie sur la place du village pour participer à la brocante annuelle du quartier des Bruyères à Louvain-la-Neuve. Heureux de partager ce moment avec mes proches, je buvais du petit lait. J’étais également touché par le fait que plusieurs de mes enfants investissent du temps pour mettre en œuvre un nouveau business model de société faisant la part belle au partage, à la récup’, au renouvelable, à l’écologie et à notre planète.  Lire la suite

Larmes (pas) fatales…

Vous arrive-t-il de pleurer?

Même si le thème est moyennement sexy, j’ai tout de même envie de vous poser la question car elle est très présente dans ma pratique quotienne. En effet, au cours de mes accompagnements, qu’il s’agisse de coaching, de supervision ou de team building, je vois souvent des êtres submergés par l’émotion au point de pleurer. Ces personnes ne savent d’ailleurs pas toujours elles-mêmes ce qu’elles expriment ainsi. Alors, je les interroge et les invite à mettre des mots sur ce qu’elles vivent quand surviennent les larmes. Et j’obtiens les réponses les plus diverses: 

« Je suis ému… »; « C’est fort, je ne sais pas m’arrêter… »; « C’est trop bon, je ne m’y attendais pas… »; « Je suis fière de moi… »; « Je suis bouleversée… »; « Je suis éffondré… »; « Je suis triste… »; « Je me sens seule… »; etc Lire la suite

Moines hauts et merle blanc…

Lorsqu’elle est choisie – et non subie! – la solitude est une denrée rare et précieuse. L’ayant bien compris, certains de nos anciens la considéraient même comme une ressource vitale au point de vouloir s’installer en dehors du monde. Pour eux, cet éloignement favorisait la réflexion, la centration, l’intériorisation, l’enseignement et le partage d’une vie simple. Autant d’agirs qui tranchaient sur l’ordre habituel des choses de la vie sociale.

Nous étions dernièrement dans le Nord de la Grèce où subsistent d’étranges Météores, ces fameux pics rocheux au sommet desquels ermites et moines érigèrent jadis des monastères quasiment inaccessibles. Lire la suite

Un Ricard sinon rien

Après vous avoir entretenu, la semaine dernière, des vicissitudes de l’un de mes pieds, je cloture – temporairement du moins – mon exploration du corps humain par une évocation de l’oeil…

Symbolisée par l’expression « Oeil pour oeil, dent pour dent… », la loi du talion régit les rapports entre coupables et victimes depuis des temps immémoriaux. Elle apparaît en effet pour la première fois dans le code babylonien, il y a près de 4000 ans. Depuis, nous nous en sommes fort heureusement affranchis…

Suivant les recommandations de ma mère qui, lorsque j’étais enfant, m’encourageait à ne pas répondre à la violence par la violence, j’ai toute ma vie banni cette fameuse loi.

Puis hier, j’ai entendu Mathieu Ricard porter un autre regard sur cette formule: Lire la suite