Dieu ne pouvait être partout, alors il a créé la mère.

Dites-moi si je me trompe mais il me semble que j’ai toujours exprimé sur ce blog la confiance indéfectible que j’ai tant dans la vie que dans l’être humain. Le regard que je porte reste celui de la confiance et de l’optimisme même si ce dernier peut parfois être tragique comme nous l’enseigne Viktor Frankl. 

Je veux célébrer aujourd’hui encore la force de la vie et de l’amour, quels que soient les événements qui peuvent nous éprouver.  Ce que le monde traverse actuellement est inédit. En 63 ans d’existence, c’est la première fois que je connais cela. Il y a pas de mots pour décrire la situation d’aujourd’hui. Toute tentative de débusquer un complot, des erreurs humaines, de la manipulation ou une prise d’otages planétaire à des fins économico-politiques me semble vaine. Et de toute façon, cela ne change rien à ce que je vis. Lire la suite

Mon premier « mais… »

J’avais 17 ans et demi et je venais de terminer mes humanités. En Belgique, c’est l’équivalent du bac en France. Mon diplôme en poche, je rentrais chez mes parents. J’étais content, fier et heureux d’une conversation que je venais d’avoir avec Louis Abel, mon professeur de français, de latin et de grec, qui m’encourageait à entreprendre des études d’ingénieur.

Arrivé à la maison, mon père me demande : « Que vas-tu faire maintenant, fils ? » Et sans me laisser le temps de répondre, il poursuit : « Rentre dans la compagnie d’assurance dans laquelle  je suis. Ton avenir y est assuré (c’est le cas de le dire) et pour fidéliser tes clients, il faudra t’en occuper, les chouchouter, leur manifester ton intérêt et leur apporter ce dont ils ont besoin. » 

C’était à ses yeux, le travail de rêve !

Papa comprenait combien le travail était important. Pour lui, c’était même une valeur objective. Devenu adulte juste avant la guerre 40, il avait traversé des temps difficiles pour construire son existence et préserver sa famille. Il me semble que mon père était animé par trois valeurs auxquelles il tenait plus que tout: sa femme, sa famille et son travail. L’argent servait à sécuriser ces trois passions. Et donc, ce qu’il me proposait, c’était de faire mienne l’une de ses valeurs: le travail de rêve qui représentait également la sécurité tant désirée. « Plus jamais cela ! », cette phrase mainte fois rabâchée pour éviter de retourner à la guerre.

Je ne donnai cependant pas suite et entrepris des études qui me semblaient plus ajustées à mes aspirations profondes. Cette décision fut en quelque sorte mon premier « mais… »

Il y a quelques jours, nous étions le 1er mai, jour de la traditionnelle « Fête du Travail », l’occasion idéale pour vous entretenir du… travail. Lire la suite

Maintenant, nous avons le temps de le prendre…

Voilà plus de six semaines que nous sommes confinés et personne ne sait vraiment quand nous retrouverons la vie d’avant. Tous les experts, virologues, épidémiologistes, experts en santé et politiciens s’accordent sur un point: il faudra encore du temps avant d’en sortir. Oui, du temps ! 

Au même moment, d’autres experts, économistes, financiers et grands patrons disent à peu près le contraire: on n’a plus le temps de perdre du temps !

Dans les colonnes du journal Le Soir du 25 avril, Pierre Rhabi déclarait: « Aujourd’hui, l’un de nos enjeux est de retrouver le temps. Et le temps, ce n’est pas de l’argent. Un poète disait : ‘vous pouvez gronder autant que vous le voulez votre plant de légume, il ne donnera sa sève que quand ce sera le moment. Il faut écouter le cœur qui bat dans le cosmos. C’est lui qui marque la cadence. » Lire la suite

Un oiseau pour le chat

Le week-end dernier, confinement oblige, c’est« virtuellement » que j’animais un séminaire de logothérapie prévu de longue date.

A un moment, durant le week-end, je partage avec les participants le constat suivant: « Je ne sais pas. Je ne sais plus…»

A ces mots, Sylvain tente une réaction. De mon côté, j’attribue – un peu rapidement, je le confesse – sa réaction au fait qu’en Belgique, nous utilisons volontiers le verbe « savoir » pour signifier « pouvoir » (être en capacité de…). Je place alors injustement Sylvain dans la catégories des amis français qui se moquent gentiment de mes chers belgicismes. Je me contente donc de sourire et de botter en touche…

Comme nous le verrons tantôt (autre belgicisme qui signifie « tout à l’heure »), je me méprenais… Confusion et erreur de ma part.  Lire la suite

Incoachable!

Incoachable n’est pas le titre du prochain film réunissant Omar Sy et François Cluzet, c’est le cri du coeur de Denise, l’une des coaches que j’accueille en supervision. Voici d’ailleurs ce qu’elle me disait l’autre jour: 

-«Ce client me semble incoachable, il se défile tout le temps. Pourtant il est très sympa et même s’il me dit vouloir changer, pas moyen de le coacher. Tu veux bien m’aider à travailler sur moi car il doit forcément y avoir un truc ? »

Cela m’a fait penser aux propos tenus par Marie-Claire lors de l’une de ses premières supervisions de jeune coach: « J’ai l’impression qu’elle le fait exprès pour me coincer. Elle m’amène des problèmes insolubles…»

-« O.K., Denise, veux-tu bien m’expliquer ce qui amène ton client à te consulter? » Lire la suite

Faisons preuve d’ouverture!

Samedi dernier, j’avais réservé une table au restaurant pour célébrer l’anniversaire de Belinda.

La veille du jour J, comme tous les Belges, je découvre que le Conseil National de Sécurité a décidé, notamment, la fermeture des restaurants à partir de samedi. Au même moment, je reçois un sms du restaurant : « Nous sommes fermés ce samedi suite aux décisions du gouvernement. »

J’ai finalement organisé, à l’appartement, un repas aux chandelles face à la mer. Un moment très sympa, autour de quelques provisions de qualité, partiellement préparées par d’autres.

Quelques jours se sont écoulés depuis et je revois la façon dont j’ai vécu les choses. Dans un premier temps: beaucoup d’incrédulité, d’incompréhension, d’enfant rebelle, du déni évident, une déclaration personnelle de conscience…  Lire la suite

Bouh!

Il fait déjà nuit lorsque nous sortons de ce petit cinéma de Coxyde, station balnéaire peu fréquentée en cette saison.

Après avoir suivi un étroit couloir aussi long que tortueux, nous débouchons sur un parking  sombre où le vent et la pluie tiennent compagnie à notre voiture.

Je frissonne.

La suite n’est guère plus agréable. Toute la ville semble baigner dans une curieuse atmosphère d’insécurité, de noirceur et de méfiance. Cette sensation est encore amplifiée par la faune étrange qui hante les abords du magasin de nuit où nous nous arrêtons pour ravitaillement.

Mais d’où cette appréhension – pour ne pas dire cette peur – me vient-elle ? Lire la suite

Un voyage de mille lieues commence toujours par un premier pas

Cette pensée de Lao-Tseu prend tout son sens alors que je suis aux premières loges pour observer l’éclosion professionnelle de Stefani.

Après avoir terminé, en septembre dernier, ses études en finance, elle vient en effet de trouver du travail dans une grande banque franco-belge.

Et comme beaucoup de ses pairs, Stefani commence par du provisoire, de l’intermittent, de la durée déterminée: un contrat de six mois qui m’apparaît comme une opportunité des plus encourageantes.

Stefani est la fille de Bélie et c’est donc en tant que beau-père que j’ai assisté à de longs mois d’attente, d’envie, d’espoir, de rejet, de frustration et d’interrogation, voire de perte d’estime de soi avant qu’elle trouve du travail. Lire la suite

L’hiver a assez duré. Faut le clore!

Le carnaval tel que nous le connaissons aujourd’hui puise ses racines dans des temps très anciens. Il est en effet l’héritier de traditions notamment latines (Bacchanales, Lupercales, Saturnales,…), égyptiennes (fêtes d’Isis) ou encore grecques (cérémonies en l’honneur de Dionysos).

Toutes ces traditions célébraient le réveil de la nature à la fin de l’hiver. Pendant quelques jours, l’ordre social était inversé: les esclaves devenaient maîtres et les maîtres prenaient la place des esclaves en allant jusqu’à les servir à table.

De même, notre carnaval est la négation du quotidien et encourage ses adeptes à s’affranchir temporairement des règles.

Je vous retrouve avec plaisir la semaine prochaine pour reprendre le cours normal de ce blog;-)

La prospective en perspective

Comment inventer le futur ?

Inspirée de la théorie du changement de Frédérick Hudson, cette question, je me la pose épisodiquement. C’était encore le cas au moment de faire le bilan de 2019 et de définir mes rêves pour l’année 2020 et les suivantes. 

Dans mon questionnement, je m’inspire aussi de Peter Drucker pour qui la meilleure manière de connaître le futur est de l’inventer. C’est précisément ce qui me motive à sortir de ma zone de confort en assistant régulièrement à des conférences, des débats et des présentations sur des thèmes variés et parfois en contradiction avec mes valeurs et mes convictions. Ce que j’y cherche? La stimulation, la création de liens, l’émergence d’idées nouvelles, l’apparition d’un sourire intérieur et, parfois, de l’apaisement. Lire la suite