Archives du mot-clé conscience

Changer le pansement ou penser le changement?

Je crois me souvenir d’Eric Berne affirmant que toute transformation majeure et essentielle (révolution ou une décision vitale) s’opère systématiquement dans les larmes et dans le sang. Si cela est vrai, quel dommage de devoir en passer par là ! En même temps…

Il y a quelques jours, suite à la chute de Belie lors de l’une de nos randonnées, nous étions dans les couloirs de l’hôpital pour qu’elle y reçoive les soins nécessaires.

Assis en face de nous, deux jeunes d’une vingtaine d’année attendaient également d’être pris en charge. Les pansements qui leur couvraient les genoux, les coudes et les poignets n’avaient aucune incidence sur le large sourire qui leur barrait le visage. Lire la suite

Suivez le guide (ou pas!)…

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On nous avait décrit la randonnée dans les gorges de Rouvas (en Crète) comme bucolique sur une partie, impressionnante sur une autre et apaisante sur la fin. Nous nous faisions donc une joie d’être seuls au monde pour parcourir le chemin menant à la Chapelle St-Jean, haut perchée dans une clairière dominée par les sommets environnants.

Au vu de l’affluence de marcheurs, il faut bien admettre qu’on nous avait quelque peu sur-vendu l’affaire. Nous avions choisi cette randonnée pour y trouver le silence, la solitude et un sentiment de découverte et d’expression de soi en dehors des « sentiers battus ». Or, nous nous retrouvions entourés de marcheurs sans doute mus par les mêmes aspirations…

Foi de randonneur, à défaut d’intimité à deux, nous profitions du paysage, des pierres, des ombres, de la lumière, des traces laissées avant nous, de la grandeur, de la beauté, de l’immensité, de l’intensité et de l’humilité qui se dégageaient de ce site. La fatigue, la peur et le doute faisaient aussi partie du voyage. Lire la suite

Quand la communication tombe à l’eau-à l’eau…

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-« Allo… »

-« Bonjour, je suis bien chez M.A.C. (prononcez mac) ? »

-« Tout à fait Madame, comment puis-je vous aider ? »

Ne se souvenant pas avoir croisé de « vendeur-homme » dans la boutique :

-« Qui êtes-vous ? »

-« Je suis Jérôme. »

-« Enchanté, Jérôme, pouvez-vous me passer Cristelle ? »

-« Cristelle n’est pas là, je peux vous aider ? »

-« C’est embâtant, Cristelle connaît les produits qu’elle m’a conseillé. Il vaut peut-être mieux que je rappelle quand elle sera là … »

-« Rassurez-vous, moi aussi je connais bien les produits. Faisons un essai et voyons déjà si je peux vous aider, d’accord ? »

-« Okay, je vous appelle à propos du vernis … »

-« Du vernis ? Et vous vous en servez pour quoi ? »

(le doute s’installe de part et d’autre…) Lire la suite

Choc des cultures… tout en douceur.

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J’entre dans le bâtiment, passe les deux premières portes automatiques et me retrouve face à un imposant bureau d’accueil. La personne qui y travaille me sourit et me souhaite la bienvenue. Rituel sans doute traditionnel et parfaitement en lien avec la culture de l’endroit :

-«Bonjour Monsieur, puis-je vous aider ? »

-« Bonjour madame, j’ai rendez-vous avec Benjamin… Voulez-vous bien le prévenir de mon arrivée ? »

-« Bien sûr, veuillez patienter dans les fauteuils, il viendra vous chercher. Bonne journée, Monsieur. »

-« Bonne journée, Madame. »

Simple. Direct. Efficace.  Lire la suite

Conscience, liberté, responsabilité, transcendance.

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Ces quatre mots résument assez bien l’anthropologie de Viktor Frankl car ils font de l’homme, une personne, une existence, une vie.

J’en étais là de cette réflexion quand arrivèrent Nils et Aude. L’un et l’autre venaient me consulter ensemble afin d’être supervisés sur leur pratique de coach. Nils cherchait à renforcer sa sécurité ontologique (son être, ses compétences, ses ressources, sa capacité à être en action à une juste place). Quant à Aude, elle était porteuse de questions concrètes et opérationnelles dans l’accompagnement qu’elle faisait en posture de coach interne au sein de son entreprise.

J’ai donc travaillé avec eux, coopérant durant la supervision avec l’un et l’autre en fonction de la situation, du cas présenté et de l’interlocuteur direct que j’avais en face de moi. Une fois client, une fois partenaire, une fois client et partenaire. Une supervision, des supervisés et des acteurs 5*.

Quel lien avec la réflexion dans laquelle j’étais engagé à leur arrivée ? Lire la suite

Chemin de fer et chemin de vie…

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Sorti en 2013, le film Night Train to Lisbon raconte l’histoire d’un homme humain et passionné. Professeur de son état, il est aussi un peu poète et philosophe.

Un jour, alors qu’il est en route vers le lieu où il enseigne, son destin croise celui d’une femme sur le point de se jeter du haut d’un pont pour en finir. Il la sauve in extremis, ce qui transforme profondément sa vie.

Lui qui, jusque-là, vivait une sorte de suicide lent et homéopathique, part à la découverte de cette femme et de ses désirs. Ce qui l’amène à sortir de son train-train conformiste pour aller aussi à la rencontre de lui-même. Un parcours improbable le mène alors de Berne à Lisbonne, au gré de sa passion, de son intuition, de son humilité et de sa soif de rencontrer et de comprendre. Lire la suite

Dialogue autour de la communication…

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-« Je viens de faire une nouvelle expérience ! C’était très fort parce que je ne m’y attendais pas. »

-« Oh, oh ! Ça parlait de quoi ? »

-« Des trois niveaux de communication. »

-« Mais encore ? »

-«  Le premier niveau, c’est-à-dire ce qui est communiqué en tant que tel, comme l’information, le transfert de connaissance. Bref, ce qu’on appelle, le Quoi, ce qui fait l’objet de la communication. Le deuxième niveau, c’est le Comment, la façon dont on communique ou si tu préfères, le processus selon lequel on communique : le dialogue socratique, le feed-back, l’échange de mail, la Méta- communication. »

-« Intéressant ! »

-« Super, j’entends que tu suis la conversation. » Lire la suite

Le premier de nous deux qui rira…

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Camille vient me trouver à la pause et me demande si je suis disponible pour échanger avec elle.

-« Bien sûr, Camille ! »

-« Oui mais, disponible en temps et en énergie ? »

-« Mais oui, évidemment ! »

-« Tout à l’heure, lors de notre échange, suite à ce que tu me disais, j’ai ri. Et je t’ai entendu dire : moi, je ne ris pas ! Ça m’a ébranlé car j’ai trouvé que tu me parlais trop hard et que tu ne prenais pas en compte ma fragilité. »

-« Ah bon ? » Lire la suite

Méconnaissance des signes de reconnaissance…

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Donner un signe de reconnaissance est un véritable exercice qui se révèle parfois bien périlleux. Je sais, bien sûr, qu’il existe des signes de reconnaissance conditionnels et d’autres inconditionnels. Je sais aussi que certains peuvent être positifs et d’autres négatifs. Je sais enfin qu’il est blessant, et même persécutant, d’en donner des inconditionnels négatifs. « Tu es con » sera toujours déplacé, inadéquat et blessant.

J’ai la croyance que ma croissance est stimulée principalement par les signes de reconnaissance positifs, souvent conditionnels, que je reçois et que j’intériorise, après percolation et énaction. Lire la suite

Flammes, je vous aime!

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J’aime beaucoup la musique d’Elton John. Entraînante, joyeuse ou triste, elle me plait dans ce qu’elle nous raconte de la vie.

Prenez par exemple « Candle in the Wind »… Composée en l’honneur de Marylin Monroe, 11ans après sa mort et adaptée à la mort de la princesse Diana, cette chanson figure en bonne place au box office des singles les plus vendus au monde.

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