Archives du mot-clé identité

Bis repetita…

En préparant l’article consacré au concept des 9 niveaux de sens nous avions bien mesuré la difficulté et la nécessité de le distinguer d’un autre concept fondamental, celui des 9 vertèbres de la colonne vertébrale « de l’identité ».

A la lecture de l’article, Fabienne avait d’ailleurs réagi: « Bonjour philippe, Merci pour ton article, les 9 niveaux de sens dans la relation et pas seulement dans l’identité de la personne. Je l’avais jamais vraiment vu comme ça. Belle journée à toi. »

Merci pour ton commentaire, Fabienne. Je reconnais le plaisir que tu me fais en le transmettant. 

Nous avions beaucoup cherché à rendre le concept compréhensible et accessible. Il semble maintenant nécessaire de préciser les différences entre les deux modèles. Appuyons-nous pour cela sur un exemple concret. Lire la suite

Il n’y a pas de hasard, il n’y a que des rendez-vous.

Je viens de tomber en amour!

J’aime beaucoup cette expression québecquoise qui, comme nos lointains cousins en ont l’habitude, s’inspire de façon littérale de l’anglais (« to fall in love »). Je l’aime beaucoup parce qu’elle me permet de sortir de l’obligation de trouver un terme à mi-chemin entre amour et amitié. Entre attirance et intérêt. 

Bref, ces derniers jours, je suis tombé en amour pour le philosophe Alexandre Jollien, auteur du « Petit Traité de l’Abandon, pensées pour accueillir la vie telle qu’elle se présente». 

Lire la suite

Ne dites plus OK sur gazon, dites feed-back au hockey!

Samedi matin, au terme d’une semaine intense, je traine un peu au lit et j’en profite pour écouter la radio. Trois joueuses des Red Panthers, l’équipe nationale de hockey, sont les invitées d’une émission qui revient avec humour sur l’actualité de la semaine écoulée. D’inspirés chroniqueurs enchainent traits d’esprit et jeux de mots et moi, je passe un bon moment malgré ma quasi ignorance du hockey.

Une rubrique m’accroche particulièrement l’oreille: quand l’un des chroniqueurs relève, avec une belle pointe d’humour, les comportements et spécificités qui font de ces trois hockeyeuses des êtres uniques, sympathiques, lumineuses et dignes d’être rencontrées.

Pour le dire dans un langage de management, le chroniqueur leur a donné un feed-back positif. Lire la suite

What’s in a word?

Dans la culture « Coach and Team* », deux termes reviennent fréquemment au point de faire un peu figures de leitmotivs: »bienveillance et exigence ». Revêtus d’une double connotation de protection et de permission, ces deux mots sous-tendent toutes postures et interventions de coaching et de management.

Bienveillance

Si le mot bienveillance peut être évocateur d’une valeur visée (« veiller au bien », qu’il s’agisse de soi ou de l’autre), il peut aussi perdre de son intention (voir ci-dessous).

Mais au fond, qu’est-ce que « veiller »?

Pour le comprendre, l’on peut se référer à trois histoires: Lire la suite

Poussez pas derrière!

Non, je ne suis pas une machine!

Dans l’un des derniers sujets, je vous avais fait part de ma colère suite à la lecture du magazine « Cerveau et Psycho ». Le ton léger – pour ne pas dire badin – de l’article m’avait irrité. Convaincu que l’homme est une machine, le journaliste affirmait avoir trouvé dans les neurosciences une trace susceptible d’apporter un petit bémol à cette certitude.

Je le redis haut et fort : je ne suis pas une machine. Je refuse d’être condamné à être conditionné. Je ne souhaite pas être identique au reste de l’humanité. Je revendique mon unicité et celle de tous mes pairs humains.  Lire la suite

Pays noir et salle obscure…

pollution

Jeudi dernier, en route vers de nouvelles aventures, l’autoradio diffuse « Les Coulisses du Cinéma ». Le réalisateur belgo-marocain Nabil Ben Yamir y parle du tournage de son prochain film « Dode Hoek » (« Angle Mort » en français) dont la sortie est prévue début 2017.

Le film narre l’histoire d’un inspecteur de la police d’Anvers amené à visiter les quartiers de Charleroi.

Nabil Ben Yamir tenait à ce qu’une partie du film se passe en Belgique, terre qui l’a vu naître et à laquelle il est reconnaissant. Il s’est donc battu pour que les scènes belges se déroulent à Charleroi et à Anvers, dans des quartiers « vrais » et « beaux ». Je l’entendais dire que certains s’en étonnaient et lui suggéraient d’autres lieux de tournage. Et lui de répondre qu’il cherchait l’authenticité dans les endroits filmés. « Peut-être la première fois qu’une équipe de tournage mettait les pieds là-bas ».

A la réflexion du journaliste sur ce que ce film semblait être un combat de tout moment, le réalisateur répondit :

« Faire un film, c’est faire la guerre. Ça parle de soi ».

Je me suis arrêté sur le bord de la route, le temps de retranscrire cette phrase qui m’avait éclaté au visage. Lire la suite

Un petit goût de nostalgie joyeuse…

o_supertramp-band-signed-breakfast-in-america-album-027e

L’autre jour, je me suis arrêté sur le bord de la route. Cheveux au vent, je conduisais en écoutant la musique qui, à vingt ans, me transportait. Un soleil joyeux contribuait à cette soudaine envie de légèreté.

Je sifflotais tandis que passait sur les ondes la chanson de Supertramp « The Logical Song ». Tout cela réveillait un désir d’être moi, d’être en énergie, de me positionner, de dire qui je suis, de monter sur la table du cercle des poètes disparus. C’était bon, cela vibrait tout entier à l’intérieur.

Clignoteur à droite, freinage, arrêt sur une bande de stationnement et recherche sur Soundhound, Google et Microsoft afin de connaitre le sens d’une chanson qui jusqu’alors m’avait séduit par sa seule mélodie.

Et voilà que je « découvre » une Chanson sur l’identité, le conformisme et les valeurs… Lire la suite

Seb se lance!

2130-1

A 55 ans, Sébastien vient de terminer une formation de coach et cherche à se lancer dans une nouvelle carrière. Mais comment? C’est avec cette demande qu’il vient chez moi en supervision.

-« Comment faire pour me lancer ? Quel premier pas poser ? Et dans quel type d’association fonctionner ? »

Cette demande met en lumière un premier axe de tension. A une extrémité : qui il est. A l’autre : quel est son environnement. La TOB peut donc nous aider dans cette réflexion.

Qui il est ? (Le leader Personnel)

Il peut s’aider du hérisson de Collins pour se définir. Ses compétences, sa passion et sa plus value. Autrement dit, là où il a de l’expérience et de l’expertise, là où il aime agir avec plaisir, enthousiasme et énergie créatrice, là où il a son unicité, ce qui le démarque des autres, où il apporte de la valeur ajoutée. Lire la suite

La présence est parfois aux abonnés absents…

présence

Comme annoncé dans un précédent article, le 15 octobre, j’ai participé à une soirée basée sur le thème de la présence.

Si l’on en croit le Petit Robert, la présence parle de l’existence d’une personne ou d’une chose dans un lieu donné. Mais la présence est aussi la personnalité, une qualité d’une personne qui s’impose. On dit d’ailleurs : avoir de la présence.

Quelques synonymes aussi : tempérament, personnalité, caractère.

Je pourrais dire que cela qualifie la personne. La présence est une qualité qui la représente. Ce qui m’interroge dans la définition, c’est le « qui s’impose ». Comme si je pouvais imposer ma présence !

Prenons par exemple le film « Le Discours d’un Roi ». Je pense à la scène qui se passe dans l’abbaye, en préparation du sacre du futur roi Georges. La scène réunit à Westminster l’archevêque, le futur roi et Lionel, son coach.  Lire la suite

Trois drapées, un drapeau…

sans-titre

Souvenez-vous au printemps dernier de la ferveur déclenchée en Belgique par les Diables Rouges, l’équipe de foot locale.

La population belge et les marketeurs de tout poil rivalisaient alors de créativité et d’originalité pour envahir l’espace public et soutenir leurs couleurs: chaussettes de rétroviseur, drapeaux et fanions, couvre-chefs improbables, polos, écharpes, maquillage, … peu importait pourvu que ce soit noir-jaune-rouge.

Un soir de match, je quitte la maison et descends sur la ville pour assister à ce qui sera le dernier match de foot des diables rouges dans cette coupe du monde. J’ai décidé d’aller m’asseoir en plein air devant un écran géant et… un bon Orval. Lire la suite