Archives du mot-clé recul

La procrastination? Denise arrête demain!

« Sur quoi veux-tu travailler aujourd’hui, Denise ? »

« Je voudrais que tu m’aides à sortir de ma procrastination ! »

« Comment sais-tu que tu procrastines ? »

« J’ai beau savoir que je dois faire ceci ou remettre une offre pour cela, je ne le fais pas. »

« Et en quoi est-ce de la procrastination ? »

« C’en est puisque je remets souvent à demain ce qui devrait être traité aujourd’hui…»

« Veux-tu bien me donner un exemple et le développer? »

« Il y en a trop et je m’emballe! J’ai l’impression que c’est de tous les côtés que cela se bouscule dans ma tête. J’ai le sentiment de me trouver devant un noeud et peut-être même d’être le noeud. Je veux en sortir ! » Lire la suite

L’union fait la force

J’aime beaucoup l’adage qui illustre cet article. Je le mets d’ailleurs en pratique lors de mes accompagnements, qu’ils soient individuels ou collectifs.

Ainsi, dans le cadre d’accompagnements individuels, je me fais superviser et je vais en thérapie. Je témoigne alors de ce que je vis dans ces coachings ou ces logothérapies. Je construis également ma part de relation avec le coaché et nous co-élaborons les recherches d’options, les ouvertures, les prises de recul qui existent des deux côtés. C’est bien une relation de partenariat « collectif » que nous soutenons ainsi afin d’aller plus loin.

Et si dans les interventions relatives aux équipes et organisations, je travaille en binôme, c’est parce que j’ai constaté que prendre appui sur « l’autre » pour construire me permet de revenir dans mon okness, de ré-activer ma créativité, de stimuler la réflexion, de poser les diagnostics et d’agir en conscience.  Lire la suite

Débordé(e)? Laissez couler!

Ce matin, sur ma tablette, le titre d’un article du Trends Tendance m’accroche l’oeil. «Trois entrepreneurs couronnés de succès se penchent sur l’importance de la détente malgré un agenda chargé ».

L’association des mots « entrepreneurs, succès, couronnés, détente…» m’invite à la réflexion et je décide de les laisser résonner en moi…

La lecture de l’article m’apporte de nouvelles explications, fruits de l’expérience des trois entrepreneurs. J’y ai lu culpabilité et mort, deux épreuves de la triade tragique de Frankl. Il y manque la souffrance, tellement douloureuse à expliciter et reconnaître.  Lire la suite

Crise de mère…

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Depuis quelques années, on parle de plus en plus du « milieu de vie ». Souvent caractérisée, sinon par une crise, au moins par une transition, cette période interpelle tôt ou tard à peu près tout le monde.

S’il est difficile à dater (40 ans ? 50 ans ?), le milieu de vie apparaît lors des périodes de doute, de réflexion, de changement telles que le moment où les enfants rentrent à l’université, quittent le nid ; où l’un des partenaires du couple, voire les deux, change(nt) de boulot, se pose(nt) des questions de sens de la vie ; où la maladie vient frapper à la porte de notre être d’une manière insistante, dérangeante, pénalisante, handicapante, sans que nous puissions y échapper… Ces périodes provoquent des crises identitaires, existentielles ou autres et inaugurent des transitions parfois majeures dans nos modes de vie. Lire la suite

Nous avons eu chaud!

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Comme le dit mon ami Christophe, habitant le Rwanda qui nous accueille pour ces dix jours de congrès : « Vous avez la montre, nous avons le temps ».

Ah le temps !

Il en était question ce jour-là quand nous décidâmes de visiter le parc naturel de Kagera. Il nous était promis de rencontrer trois espèces fabuleuses parmi les Big Five. Éléphant, lion, buffle seraient nos hôtes du jour, sachant que le léopard n’est visible que le soir ou la nuit et que le rhinocéros est encore absent de ce parc pour deux ans.

Pour vivre pleinement cette expérience, il nous fallait prendre le temps : arriver au plus tôt le matin et ne quitter le parc qu’à sa fermeture. Entre les deux, 105 km de sentiers de terre dans une traversée sud-nord du parc animalier. Les formalités prirent un peu de temps (encore lui) mais sans que cela nous fasse changer d’humeur. Nous fûmes bientôt dans la camionnette. L’entrée était engageante. Lire la suite

Compartiment râleurs…

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Ce matin, en montant à bord du train, je suis désorienté. Par où le train va-t-il partir ? Vers la gauche ou vers la droite ? Et d’ailleurs, c’est par où, Colmar ?

-« Comment Phil, tu n’as pas le sens de l’orientation ?* Tu sais quand même bien où sont le nord et le sud, et donc la direction que va prendre le train ! »

-« Oui, mais … (ce qui veut dire Non, je ne suis pas d’accord avec toi, quelque chose me gêne dans ta verbalisation, je dirai tout de même ce que je veux …) il y a grève en Belgique. Je devais être à Colmar vendredi après-midi et j’ai donc quitté mon pays hier, avant la grève. J’ai logé à Luxembourg et je ne connais pas la gare. »

-« C’est ok Phil ! Dis plutôt ce que tu vis et de quoi tu as besoin ! » Lire la suite

Le monde est-il si malade ?

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Ce matin encore, je lisais une pub du magazine Trends Tendance qui (me) proposait le décodage de quelques gourous, prophètes du malheur, alarmistes patentés et pessimistes professionnels au fonds de commerce inépuisable.

En 1980, Frankl écrivait déjà la nécessité pour les logothérapeutes de dégourouifier leur pratique et de n’accorder aucune valeur aux papotages tout en s’abstenant de promettre obéissance à quelque orthodoxie. En guise d’antidote à ces dérives, Frankl proposait un pessimisme comique, une prise de recul salutaire appelée intention paradoxale.*

Prendre du recul, laisser surgir mes intuitions, interroger ma conscience, me faire confiance, choisir et décider. Agir. La question du « qui suis-je » m’aide aussi à me repositionner fréquemment. Qui suis-je, à quelle place veux-je être, quel contrat prends-je ? Et je m’aide d’un des modèles qui me sont usuels, pour faire le tour de cette question. J’ai à ma disposition (entre autres) le hérisson de Collins, le leader personnel de Berne, l’identité en quatre zones de Lenhardt.**  Lire la suite

Aller de l’avant… à reculons…

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Christine me parlait l’autre jour d’une expérience qu’elle venait de faire en prenant le train.

Alors qu’elle a depuis toujours l’habitude de s’installer dans le sens de la marche du train, ce jour-là, elle n’avait, faute de place libre, pas eu d’autre choix que de s’installer à contresens. Une situation tout à fait nouvelle pour elle et peut-être même un peu « traumatisante ».

Se rendant à une journée de supervision, Christine prit alors la décision de positiver cette expérience en acceptant de vivre quelque chose de nouveau. La supervision avait donc commencé. Lire la suite

Dialogue autour de la communication…

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-« Je viens de faire une nouvelle expérience ! C’était très fort parce que je ne m’y attendais pas. »

-« Oh, oh ! Ça parlait de quoi ? »

-« Des trois niveaux de communication. »

-« Mais encore ? »

-«  Le premier niveau, c’est-à-dire ce qui est communiqué en tant que tel, comme l’information, le transfert de connaissance. Bref, ce qu’on appelle, le Quoi, ce qui fait l’objet de la communication. Le deuxième niveau, c’est le Comment, la façon dont on communique ou si tu préfères, le processus selon lequel on communique : le dialogue socratique, le feed-back, l’échange de mail, la Méta- communication. »

-« Intéressant ! »

-« Super, j’entends que tu suis la conversation. » Lire la suite

Coupe le son!

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Cela fait quelques années que Philibert et moi sommes amis. Musicien, il n’a pas son pareil pour faire chanter une guitare, un piano ou un accordéon. Grand professionnel, il a en outre l’oreille absolue.

Pourtant, lorsque nous nous rencontrons, il n’est pas rare qu’il nous demande de baisser, voire de couper la musique ambiante. Elle a tellement d’impact sur son écoute avec nous. Comme il dit (ou comme je l’entends) : « j’ai l’impression d’avoir deux conversations en même temps ! Et je décrypte sans arrêt la musique, fa, sol mineur, la, si, … Donc, si je peux me passer de cette deuxième conversation, cela m’arrange ! » Lire la suite