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Reconnaître les « faux » signes de reconnaissance…

Il y a deux semaines, je levais pour vous un coin du voile sur le coaching de Vinciane. Souvenez-vous: le coaching était lancé, l’alliance semblait créée entre coach et coaché, la relation était fluide, il y avait suffisamment de présence pour que Vinciane s’exprime et on pouvait même observer une ouverture à la remise en question. 

Face au besoin de sécurité et de reconnaissance que Vinciane reconnaissait sans trop de difficulté, il me fallait veiller à ce que ma ma voix ne se rajoute pas aux deux précédentes. Il était alors essentiel que j’accorde à Vinciane protection et permission.

-«Reprenons l’exemple avec lequel tu es arrivée ici. Ton boss t’arrête dans ton discours. Que faisais-tu alors ? Répondais-tu à sa demande ? »

-«Je donnais un signe de reconnaissance à mon collègue. Non, ce n’était pas la demande de mon boss. Non, ce n’était même pas la demande de mon collègue. Mais c’est quand même toujours bon de donner des signes de reconnaissance, non ? » Lire la suite

« Ô temps ! suspends ton vol…

… et vous, heures propices! Suspendez votre cours… »

Cet extrait du Lac de Lamartine me permet d’aborder avec vous la question du temps qui était également au centre de la dernière séance de coaching avec Vinciane.

-«Lors d’une réunion, le boss m’a coupé dans mon exposé et je n’ai pas du tout apprécié. Il m’a dit d’aller à l’essentiel, de parler de moi et de mon service. Moi, ce que j’ai entendu au-delà de ses mots, c’est que je prenais trop de temps pour parler. Or, ce temps, moi, j’en ai besoin pour structurer mon discours car, comme en atteste mon profil MBTI, ma façon de m’exprimer est de dérouler tout mon dialogue interne. »

Prenant bien soin de ne pas interrompre Vinciane, je la laisse poursuivre: Lire la suite

Je suis Joël!

Il s’appelle Joël, il a 23 ans et, dans son pays, il se bat chaque jour pour nourrir sa famille: sa compagne, leurs deux enfants, sa sœur et les deux enfants de cette dernière.

Comment vous le décrire ? Ses yeux d’abord: bleus, grands, ouverts. Son regard ensuite: de prime abord direct et disponible, il manifeste aussi à d’autres moments d’étonnants contrastes: présence et absence, ouverture et fermeture…

Nos échanges sont agréables et la sympathie s’installe peu à peu entre nous. A un moment – je ne sais pas ce qui me passe en tête – je lui pose une question plus personnelle que touristique:

– « Quels sont tes rêves, Joël ? » Lire la suite

Ne dites plus OK sur gazon, dites feed-back au hockey!

Samedi matin, au terme d’une semaine intense, je traine un peu au lit et j’en profite pour écouter la radio. Trois joueuses des Red Panthers, l’équipe nationale de hockey, sont les invitées d’une émission qui revient avec humour sur l’actualité de la semaine écoulée. D’inspirés chroniqueurs enchainent traits d’esprit et jeux de mots et moi, je passe un bon moment malgré ma quasi ignorance du hockey.

Une rubrique m’accroche particulièrement l’oreille: quand l’un des chroniqueurs relève, avec une belle pointe d’humour, les comportements et spécificités qui font de ces trois hockeyeuses des êtres uniques, sympathiques, lumineuses et dignes d’être rencontrées.

Pour le dire dans un langage de management, le chroniqueur leur a donné un feed-back positif. Lire la suite

Cet anniversaire est un cadeau!

L’autre jour au supermarché, je croise Philibert, un copain de longue date. Nous prenons des nouvelles de nos familles respectives et il me demande:

-« Êtes-vous libres le 20 pour fêter avec nous mon 65ème anniversaire ? »

-« Déjà 65 ans ? Et bien mon vieux, tu ne les fais pas, tu es toujours aussi actif et dynamique ! »

-« Merci, c’est gentil. Tu sais, le pontage que j’ai eu il y a quelques années et le pacemaker qu’on m’a placé, m’ont fait beaucoup de bien. Comme une seconde jeunesse… »

-« Et ta retraite, c’est pour quand ? »

-« Holà, avec le monde insécure que l’on connaît actuellement, je vais encore travailler 3 ou 4 ans pour mettre assez de côté, histoire de voir venir sereinement… » Lire la suite

Ce lion est doux comme un agneau…

Notre prénom a-t-il une influence sur notre scénario de vie? Et si oui, de quel ordre?

Si l’on en croit l’abondante littérature qui traite du sujet, l’inconscient collectif joue un rôle sur l’éducation, l’attention et les intentions que portent aux jeunes enfants leurs éducateurs, leurs parents et leur entourage. Et ce n’est pas tout…

Le film que je viens de voir en donne un autre exemple…

Basé sur une histoire vraie, Lion raconte l’histoire de Saroo, un enfant de 5 ans perdu à 1.500 kilomètres de chez lui, dans des circonstances à découvrir à l’écran. Au gré de son errance, il rencontre notamment la beauté et la laideur, la face lumineuse et le côté obscur du monde, les forces et les fragilités de l’être humain…

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Je pense donc je fuis…

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« Cogito ergo sum »

Me voilà lancé dans une réflexion philosophico-existentielle à la suite de Descartes.

Je me suis longtemps contenté de la traduction « je pense, donc je suis » qui me confortait dans ma croyance en la supériorité de la pensée et de la réflexion intellectuelle. Puis un jour, j’en ai découvert une autre interprétation: « je doute, donc je suis »…

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Un pigeon, c’est plus con qu’un dauphin, d’accord… mais ça vole.

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Vous vous souvenez sans doute de ce film qui nous a tant fait rire il y a quelques années : « Le Dîner de Con ».

Vous n’avez pas pu oublier l’exceptionnel jeu d’acteur du regretté Jacques Villeret qui fut sans aucun doute l’un des artisans du succès de ce film.

Rappelez-vous : il incarnait un énième François Pignon (personnage récurrent dans l’œuvre de Francis Véber) aux prises avec un groupe de copains malveillants et cyniques dont il était devenu la cible innocente.

Et nous, spectateurs complices, nous riions avec un soupçon de culpabilité toutefois. Il en avait mis du temps, François Pignon, pour comprendre le jeu dont il était la dupe.

Cet homme aujourd’hui disparu avait l’image de quelqu’un d’ordinaire. Il avait le don de  faire passer la gentillesse, la bonhommie, la simplicité, la bonté et la légèreté, tout en jouant des rôles parfois lourds et sérieux. Je pouvais m’y voir, m’y reconnaître. J’aurais beaucoup aimé rencontrer cet homme. Un homme normal. Lire la suite

Bas les masques et hauts les cœurs!

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« Bonjour, je m’appelle Philippe Rogier. J’ai indiqué mon numéro de téléphone et mon adresse e-mail sur le tableau derrière moi. En venant ici et en travaillant avec vous, j’ai aussi passé un accord avec Monsieur Untel/Madame Unetelle. Si vous avez une question, une réflexion, une demande à formuler après notre journée, n’hésitez pas à me contacter et je vous répondrai volontiers… »

C’est ainsi qu’en général, je débute une formation et un travail d’équipe ou de groupe. C’est évidemment une façon de donner aux participants la permission d’assurer le suivi du travail réalisé ensemble.

Ce jour-là, Ismet usa de cette possibilité qui lui était offerte : « Que s’est-il passé dans le groupe à tel moment ? Qu’est-ce que tu as fait ? Veux-tu bien m’aider à décoder, j’ai besoin de comprendre? »

J’aime ce genre de question qui appelle à la conscience et à la transparence des actes que nous posons dans une intervention, quelle qu’elle soit. Lire la suite

Sable émouvant…

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Nous venions de quitter le gîte et une longue marche de 7 heures nous attendait. Nous étions tous un peu anxieux de voir le ciel couvert et de sentir les grains de sable nous fouetter le bas des jambes à chaque rafale de vent. Nous marchions courbés, les yeux mi-clos et les lèvres serrées pour éviter d’autres contacts douloureux.

Je vis tout de même ce drapeau grec peint sur la roche à l’entrée de la gorge d’Anidri. En son centre, 4 mots: « no border, no nation ». Il est vrai qu’aucune frontière ne nous avait empêchés d’arriver jusque-là. No border…  Lire la suite